Vous souhaitez vous développer à l’international, vous avez des investisseurs ou des clients à l’étranger ou bien vous cédez votre entreprise ? Vous êtes nécessairement confronté au besoin de traduire vos documents financiers. Or, ces derniers représentent d’importants enjeux (contrats, marchés boursiers, etc.). Les conséquences d’une erreur de traduction seraient, de ce fait, délétères. Découvrez, très concrètement, un florilège des erreurs à éviter.

Les spécificités de la traduction financière

La traduction financière s’applique aux services financiers de multiples secteurs (entreprises, assurances, institutions, banques.).

Les documents produits par les entreprises sont variés et regroupent

  • les comptes annuels,
  • les rapports d’activité,
  • les bilans financiers,
  • les documents fiscaux,
  • les rapports d’audits,
  • les textes de fusion et d’acquisition,
  • les rapports de gestion
  • les notes d’opérations,
  • les rapports de CAC,
  • les lettres aux actionnaires,
  • jusqu’aux articles financiers
  • et aux analyses sur le cours de la bourse !

Un large panel auquel il faut ajouter tous les contenus liés à la communication et au marketing. La traduction financière s’illustre donc dans divers secteurs de l’entreprise :

  • comptabilité,
  • audit,
  • finance
  • communication

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Or, chacun de ces secteurs fait appel à son propre vocabulaire spécialisé, son « jargon » que seul les initiés peuvent comprendre. Ces documents par leur terminologie précise, ne sont pas à la portée de tous. Lorsqu’il s’agit de les traduire dans une autre langue, la vigilance s’impose ! Car la moindre erreur de traduction peut coûter cher… au double sens du terme !

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Les erreurs à éviter en traduction financière

Pour commencer, voici quatre subtilités à connaître, sources de mauvaises interprétations :

  1. Le faux-ami : un mot de la langue source ressemble à un mot de la langue cible mais leur signification est différente.
  2. Le faux-sens : cette erreur consiste à prendre un mot pour un autre.
  3. Le contresens : c’est la traduction du sens inverse de la phrase initiale.
  4. Le non-sens: le sens est tout bonnement erroné, voire « absurde »…

 

Des erreurs divisées en deux groupes

En traduction, les erreurs sont généralement divisées en deux groupes : les erreurs de traduction (omission, faux-ami, contresens…) et les erreurs de langue (néologisme, pléonasme, etc.).

Le faux-ami pourrait devenir votre pire ennemi !

S’il est une erreur préjudiciable dans la traduction financière, c’est bien la mauvaise interprétation. Les traducteurs ont tous en tête l’exemple-type, puisé dans l’Histoire, d’Hiroshima. Fin 1945, les Alliés adressent un ultimatum au Japon. Ils exigent la capitulation inconditionnelle du pays. Dans sa réponse, le premier ministre japonais utilise l’expression « mokatsu » qui signifie « s’abstenir de tout commentaire ». Il espère par sa réserve, gagner du temps. Mais l’expression est polysémique et peut vouloir dire « ignorer », voire « rejeter » l’ultimatum !

Plus proche de nous, en 2010, c’est le terme « parité » employé par François Fillon pour commenter le fait que l’euro reculait face au dollar, qui fit brièvement chuter le cours de la devise européenne ! Une simple erreur de traduction due à la polysémie du terme français (qui signifie bien l’égalité entre deux éléments, mais qui peut également désigner le taux de change entre deux monnaies).

 

Au service d’une terminologie précise

La règle d’or de la traduction financière est le respect de la terminologie financière. Or, nous savons combien elle est difficile à comprendre pour les non-initiés ! De fait, elle est pétrie de formules et de termes pointus, délivrant un jargon particulièrement technique. Trouver l’équivalent dans la langue cible n’est pas à la portée du quidam. De plus, les néologismes et les anglicismes sont les plus nombreux dans ce domaine : « marketing », « management », « back office », et, bien sûr, « stock-options », en sont quelques exemples. Il faut être particulièrement au fait de l’évolution du marché et de sa phraséologie ! Elle va de pair avec une excellente connaissance du milieu et de sa culture. Il faut être un traducteur spécialisé .

L’épineuse traduction des chiffres

Les normes d’écriture des nombres, dates et monnaies varient d’une langue à l’autre, voire d’un pays à l’autre. Or, les documents financiers internes des entreprises font états de nombreuses données chiffrées. Mais les chiffres ne se lisent ni ne s’écrivent de la même façon d’une langue à l’autre. Ainsi, l’utilisation des séparateurs décimaux créera à coup sûr la confusion chez un non averti.

En effet, le point et la virgule sont source de méprise. Ainsi 10,000 se traduit par « dix mille » dans un document financier anglais, là où un Français retranscrira « dix ». Si au Royaume-Unis, comme en Italie et en Asie, on privilégie le point, les Allemands préfèrent tout bonnement un espace.

Ces erreurs peuvent s’avérer, au sens strict, extrêmement couteuses pour les entreprises !

 

Ni Intelligence Artificielle, ni moteur traducteur

Bien sûr, vous n’imaginez pas confier de tels documents à Google Translate ou autre traduction littérale ! Mais confier la traduction des documents financiers à un traducteur lambda non spécialisé dans la finance est tout aussi problématique.

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On comprend pourquoi la traduction financière est l’une des spécialités les plus demandées sur le marché. Or, l’exercice de la traduction financière est ardu et les écueils nombreux. Vigilance, donc ! Car les conséquences des mauvaises traductions peuvent être considérables. Confier la traduction professionnelle de vos documents financiers à une vous garantira un document fiable et d’excellente qualité. En effet, à travers ces exemples, c’est toute la mesure du travail de traducteur spécialiste qui est prise. Dans le domaine financier, le traducteur professionnel ne se contente pas de retranscrire, mais il maîtrise les codes, linguistiques et culturels, des secteurs financiers.