Pour garantir une présentation des états financiers cohérente et transparente, les entreprises sont tenues d’appliquer des normes comptables. À l’échelle mondiale, deux référentiels sont utilisés principalement : IFRS (International Financial Reporting Standards) et GAAP (Generally Accepted Accounting Principles). Ils jouent un rôle crucial pour les multinationales, permettant à leurs investisseurs et partenaires étrangers d’accéder à des données comptables fiables et de comparer leurs performances financières.
Cette pratique à forts enjeux exige une compréhension parfaite et une traduction financière irréprochable, d’autant plus complexe vu les différences entre IFRS et GAAP, pour assurer la conformité réglementaire requise. On fait le point sur le sujet.
Normes IFRS vs GAAP : les principales différences
Définition des 2 normes comptables de référence à l’international
Développées par l’International Accounting Standards Board (IASB), les normes internationales d’information financière (IFRS) constituent un ensemble de référentiels comptables. Depuis 2001, les sociétés cotées sur le marché européen doivent obligatoirement s’y conformer pour présenter leurs comptes consolidés de manière harmonisée.
À l’origine, elles ont été appliquées uniquement en Europe (France, Espagne…). Mais progressivement, bien d’autres pays les ont adoptées dans le reste du monde comme l’Australie, le Japon, le Canada…
Bon à savoir : de 1973 jusqu’en 2001, l’International Accounting Standards Committee (IASC) était chargé d’élaborer des normes comptables appelées IAS. Mais en 2001, cette responsabilité a été confiée à l’IASB. Les nouvelles normes ont changé d’appellation (IFRS). Certaines IAS sont restées en vigueur. Actuellement, les normes IFRS et IAS cohabitent.
Les US GAAP (PCGR en français) sont les principes comptables généralement acceptés en vigueur aux États-Unis. Il s’agit d’un ensemble de directives comptables applicables depuis 1973, spécifiquement adaptées aux particularités nationales américaines. Elles ont été établies par le Financial Accounting Standards Board (FASB), sous contrôle de la Securities and Exchange Commission (SEC).
Les normes IFRS et PCGR visent le même objectif : fournir des informations financières fiables, transparentes, compréhensibles et comparables aux investisseurs et partenaires à l’échelle mondiale.
Pour autant, elles présentent d’importantes différences.
Les différences clés IFRS vs GAAP
Voici les principales différences entre PCGR et IFRS :
- L’approche. Pour les normes IFRS, elle est basée sur des principes. S’ils définissent des lignes directrices générales à suivre, les entreprises bénéficient d’une certaine flexibilité dans leur application. Quant aux US GAAP, elles donnent des règles strictes à respecter et détaillées pour chaque situation comptable.
- Les méthodes d’évaluation des stocks (coût d’inventaire). La méthode LIFO (dernier entré, premier sorti) peut avoir un impact significatif sur la valeur du stock (sous-évaluation), et donc sur le compte de résultat et le bilan. Or, elle est interdite par les normes IFRS. Avec l’US GAAP (ASC 330), elle est autorisée, en plus des méthodes FIFO (premier entré premier sorti) et de la moyenne pondérée acceptées par IFRS.
- La comptabilisation des contrats de location, avec un impact sur le compte de résultat. Les PCGR et IFRS imposent que chaque preneur fasse figurer au bilan la plupart de leurs contrats de location en tant qu’actifs et passifs. Mais la classification diffère. Selon les PCGR, les contrats sont classés en tant que contrats de location simple ou de location-financement. En vertu des IFRS, l’approche est simplifiée avec un modèle comptable unique, sans faire de distinction.
- La couverture géographique. Les normes IFRS sont appliquées dans plus de 140 pays, alors que les GAAP sont utilisées principalement aux United States (USA).
- La reconnaissance des revenus ainsi que l’évaluation et l’amortissement des actifs incorporels. Ce sont des domaines présentant également des différences notables entre GAAP et IFRS.
Assurer une traduction précise des documents financiers conformes aux normes IFRS et GAAP
Il est crucial d’assurer une traduction fiable et respectueuse des exigences de chaque norme comptable à l’international.
En effet, des erreurs ou approximations dans une traduction financière peuvent engendrer des non-conformités réglementaires. Avec des conséquences lourdes : sanctions fiscales (redressement, amendes…), pénales…
De plus, une traduction erronée dans la présentation des états financiers d’une entreprise peut conduire à une mauvaise interprétation. Avec comme résultat la prise de décisions stratégiques préjudiciables, entraînant des pertes financières.
Face à la complexité terminologique, il est primordial de miser sur une traduction effectuée par un expert financier. Il s’agit de bannir les faux-amis ou toute autre source d’ambiguïté risquant de mener à des litiges internationaux entre les partenaires concernés.
En résumé, une traduction fidèle et précise des documents financiers, conforme aux normes GAAP et IFRS, est un élément clé pour assurer la conformité réglementaire, la stabilité financière et le développement soutenable d’une entreprise multinationale.
Bonnes pratiques pour la traduction des documents conformes aux normes IFRS et GAAP
Veiller à procéder à une adaptation comptable en faisant appel à traducteurs spécialisés en finance
La traduction financière exige une précision sans faille. Pour garantir qu’un document soit conforme à la réglementation en vigueur dans le pays visé, il ne suffit pas de réaliser une traduction littérale.
En effet, pour passer d’un référentiel à un autre (IFRS à GAAP) dans le cadre d’un audit financier à l’international par exemple, il est impératif d’adapter la terminologie (termes, données chiffrées, etc.), mais aussi les concepts.
Seul un traducteur financier dispose des compétences linguistiques et de l’expertise sectorielle requises pour mener à bien cette mission complexe. Il maîtrise les langues de travail, le jargon financier ainsi que les spécificités des différentes normes comptables appliquées à l’échelle internationale. Il est en mesure de comprendre les données fournies dans la langue source et d’en proposer une adaptation pertinente dans la langue cible pour en garantir la mise en conformité.
À lire en complément : Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la traduction financière anglais français.
S’appuyer sur des outils d’aide à la traduction performants
Les outils de traduction assistée par ordinateur (TAO) constituent un levier efficace pour assurer la cohérence et l’homogénéité dans la traduction de documents comptables et financiers diffusés à l’international.
En effet, ils permettent de bénéficier de mémoires de traduction associées à des glossaires terminologiques.
Ainsi, vous avez la garantie que les termes traduits dans des rapports financiers volumineux et leurs versions successives sont parfaitement harmonisés.
Finaliser avec une relecture assurée par des experts métiers
Pour garantir leur exactitude, des documents financiers traduits doivent faire l’objet d’un contrôle qualité rigoureux.
La solution est de les confier à des spécialistes du domaine financier (auditeurs, experts-comptables…). Grâce à cette relecture croisée, aucune erreur ou coquille de traduction ne subsiste. Vous avez l’assurance de diffuser des traductions financières ou comptables fiables et conformes aux normes internationales, qu’il s’agisse des IFRS ou des GAAP.
De bonnes pratiques appliquées de manière systématique par une agence spécialisée en traduction financière.
Entre IFRS et GAAP, des différences notables existent. Mais, quelle que soit la norme comptable appliquée dans le pays visé par votre multinationale, il est essentiel que vos rapports financiers fassent l’objet d’une traduction fiable et conforme à la réglementation en vigueur. Pour atteindre cet objectif, missionnez une agence de traduction spécialisée dans ce domaine d’expertise. C’est le partenaire expert à la hauteur des enjeux.