Portrait du bon traducteur financier : formation et compétences

Article publié le : 1 Août, 2022
homme analysant les donnees des etats financiers

Pour capter une clientèle étrangère, les acteurs du secteur financier (multinationales, sociétés d’investissement, banques, cabinets d’experts-comptables…) doivent miser sur une communication pertinente, fiable et rigoureuse dans toutes les langues. Traduire des documents financiers et comptables est complexe et exige le recours à l’expertise d’un professionnel spécialisé en traduction financière. Il en va de la réussite de cette internationalisation ! Découvrez le profil du bon traducteur financier.

Quelle formation pour devenir traducteur financier ?

Exercer comme traducteur financier est un véritable métier ! Cet expert en finance et en langues a donc suivi une formation spécifique.

Pour se former à cette spécialité, plusieurs parcours sont possibles :

Bon à savoir : certains traducteurs financiers ont exercé pendant plusieurs années dans le domaine de la finance. Anciens DAF, auditeurs ou experts-comptables, ils suivent alors une formation diplômante en traduction. 

Quelles sont les compétences et qualités d’un professionnel en traduction financière ?

La compréhension parfaite des aspects économiques et financiers

La finance est un domaine de spécialité complexe.

Pour fournir des traductions financières de qualité, le professionnel missionné doit connaître :

  • Les spécificités terminologiques du secteur. Il lui faut non seulement maîtriser le jargon financier, mais également comprendre les concepts pour pouvoir les adapter dans la langue cible avec précision. Il en est de même pour les données chiffrées, les unités monétaires, les pourcentages, les dates… Par exemple, le séparateur décimal est un point dans les systèmes anglophones et une virgule dans les autres pays. Il est donc essentiel d’appliquer ces différences, sans quoi le contenu traduit comporte des erreurs majeures aux conséquences lourdes sur les marchés internationaux.  
  • Les réglementations économiques, financières et juridiques en vigueur pour garantir la mise en conformité des documents financiers traduits dans le pays visé. 
  • Les normes pour chaque typologie de documents comptables et financiers selon les pays. Par exemple, aux États-Unis, un bilan commence par les éléments d’actif et de passif à court terme, puis se termine par ceux à long terme. En Europe, c’est l’inverse.

Une maîtrise indispensable de l’anglais

Qu’il s’agisse d’une traduction juridique, d’une traduction marketing, d’une traduction financière ou d’une traduction technique, les experts mobilisés pour ce type de mission sont des traducteurs natifs. Ils maîtrisent les 2 langues de travail (source et cible), mais ils traduisent vers leur langue maternelle.

Pour autant, la traduction de documents financiers implique nécessairement une maîtrise parfaite de l’anglais. En effet, c’est la langue incontournable utilisée par tous les acteurs du monde des affaires et de la finance.

D’ailleurs, les titres de référence de la presse financière et économique sont anglo-saxons : Financial Times, Wall Street Journal, Bloomberg Businessweek, The Economist, Forbes…

Un autre indice confirme que le traducteur financier expert doit maîtriser la langue de Shakespeare : dans une traduction français anglais, anglais français ou dans toute autre combinaison de langues, de nombreux termes financiers ne sont pas traduits et restent en anglais.

Des compétences en finance constamment actualisées

Qu’il travaille en indépendant ou en collaborant avec une agence de traduction financière, cet expert ne peut proposer ses services de traduction sans réaliser une veille continue des actualités économiques et financières.

En effet, ces domaines sont en constante évolution. Les autorités des marchés financiers adaptent régulièrement les normes internationales pour améliorer la protection des investisseurs étrangers, limiter le blanchiment des capitaux, garantir la transparence financière…

Un traducteur de documents financiers doit donc mettre à jour ses connaissances en pratiquant une veille sur les ajustements réglementaires, en se familiarisant avec les nouveaux produits financiers et les innovations du secteur.

Qu’il réalise la traduction de sites web ou de communications investisseurs, il lui faut connaître les dernières nouveautés comme les cryptomonnaies, l’e-banking et l’e-finance…

Le respect des délais, même serrés

Bien évidemment, quel que soit le domaine (traduction juridique, médicale, technique…), un traducteur professionnel digne de ce nom doit être en mesure de tenir ses engagements.

Mais lors d’opérations de M&A (Fusac) ou d’OPA, les sociétés concernées ont besoin de faire traduire un grand volume de données en un minimum de temps.

Les traducteurs financiers missionnés doivent donc faire preuve de réactivité, sans perdre en qualité de prestations.

L’application sans faille des règles de confidentialité

Le secteur de la finance traite des données hautement sensibles pour les entreprises concernées.

Le respect de la confidentialité fait partie intégrante des missions confiées à un traducteur financier. Il ne faudrait pas que vos informations financières tombent entre de mauvaises mains comme des concurrents !

Ce traducteur professionnel respecte le code de l’éthique inhérent à son métier et veille à ce que vos données financières fassent l’objet d’une sécurité maximale.

Bon à savoir : l’adhésion à des associations de traducteurs reconnues est généralement le signe d’être en relation avec un bon traducteur, qu’il soit spécialisé dans la finance ou le marketing. Par exemple, il peut adhérer à la Société Française des Traducteurs (SFT), à l’Association Européenne de Terminologie ou à l’Association professionnelle des métiers de la traduction (APROTRAD). Cela lui permet notamment d’être au courant des évolutions de sa profession et de faire partie d’un réseau de professionnels experts.

La traduction financière nécessite l’expertise d’un véritable professionnel en la matière alliant un savoir-faire linguistique et des connaissances étendues en finance et en économie. Le traducteur financier est le garant d’une communication financière réussie à l’international. Mieux vaut donc bien le choisir ! La bonne option ? Vous adresser à une agence spécialisée en traduction financière. Elle aura sélectionné des traducteurs financiers diplômés et expérimentés, capables de répondre à vos impératifs.

 

 

Article rédigé par : BILIS